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Le docteur Éric MARREL, intègre l’équipe de chirurgie viscérale

Le Dr. MARREL, qui avait collaboré régulièrement avec l’Hôpital de Cerdagne depuis 2015, s’engage avec le projet de l’hôpital transfrontalier ayant pris la retraite du secteur privé Français, où il a travaillé pour la plupart de sa carrière. Il avoue une double raison sentimentale pour rejoindre les rangs de cet hôpital qu’il décrit comme un centre « franco-catalan-espagnol-européen, où tous les Catalans ont le droit de se faire soigner, qu’ils soient des Catalans espagnols où des Catalans Français, ça ne fait pas de la différence ».

« La première raison est que ma fille était la directrice adjointe quand l’Hôpital a été mis en place et que dans son cahier des charges elle avait besoin de chirurgiens Français », explique le docteur MARREL « Elle avait cherché pendant des mois et à la fin, elle m’a demandé de lui donner un coup de main. C’est pour ça que je suis venu, depuis trois ans, prendre des gardes une fois par mois, et que j’avais promis de rester un peu plus de temps, de venir plus souvent ; pour essayer de gagner la confiance de la population Française vers cet hôpital».

La deuxième raison de son attachement au projet transfrontalier après avoir, comme il le dit «mis le doigt dans l’engrenage » c’est une volonté de « rendre aux Catalans ce qu’ils m’avaient donné quand je suis arrivé au pays ». Éric MARREL, qui est d’origine Belge, fut « adopté par les Catalans » âgé de 13 ans, quand sa famille est venue s’installer près de Céret. Puis il a fait ses études universitaires à Montpellier, et ensuite il a travaillé en Tunisie et au Canada pour finalement s’installer en France, comme chirurgien du secteur privé, depuis 1965. « Je n’ai pas oublié que les plus belles années de ma vie étaient en Catalogne. Tous mes copains, mes meilleurs amis sont des Catalans – de Maçanet de Cabrenys, de Ribesaltes, de Perpignan...- Je ne connais que des médecins Catalans, et je suis très bien avec ces gens-là »

À son avis, ce qu’il faut pour assurer le succès du projet de l’Hôpital de Cerdagne c’est d’attirer des médecins et des patients Français. « Je crois que cet hôpital mérite d’avoir des chirurgiens Français qui puissent discuter avec les Français comme les Catalans le font avec les Catalans. C’est un problème de bien amalgamer les deux systèmes et au même temps, d’avoir un tempérament un peu privé » explique le docteur MARREL. « Il faut faire un effort. Les malades viennent voir un médecin ; pas une structure. Ce qu’on veut, c’est d’avoir un rapport avec les personnes qui vont s’occuper de toi ».

Quant aux enjeux du service de chirurgie viscérale de l’hôpital, le Dr. MARREL se manifeste engagé à l’objectif d’atteindre une augmentation de l’activité et d’incorporer des nouvelles spécialités. À son avis, « il faut générer de la confiance, et il faut aussi générer de l’activité, parce qu’il est vrai que moins opérations vous faites, moins expertise vous pouvez offrir »